Bénédicte Tesson
il y a 2 jours1 min de lecture
Lettre aux ratures
Chères ratures, Je ne vous invite jamais vraiment. Vous venez sans frapper. Comme des amis qui savent que, pour eux, la porte est toujours ouverte. Aussi sûre que le soleil se lève, je sais que vous viendrez. Tôt ou tard. J’ai longtemps cru qu’il fallait vous cacher. Vous gratter, vous corriger, vous effacer sous du blanc épais, qui sent la honte et l’impatience. Mais vous, revenez. Toujours. Fidèles. Imperturbables. Vous êtes des souvenirs qu’on tente d’oublier mais qui,
