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Mobilité douce quand tu nous tiens… ou pas Lettre à mon vélo

  • Photo du rédacteur: Bénédicte Tesson
    Bénédicte Tesson
  • 2 août
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 18 sept.

Mon cher Vélo,


Je me souviens de la première fois où je t’ai vu. C’était un samedi ensoleillé, je te regardais du trottoir d’en face. 

Ton élégante silhouette m’a tout de suite plu.

Une évidence s'est alors imporsée: fini la voiture pour les petits trajets.

Ce sera avec toi que j’irai travailler, chercher le pain.

Que j’irai rejoindre les copines pour prendre un café.

Tiens d’ailleurs, tu te souviens quand je t’ai présenté Nathalie ? Elle a clairement douté qu’elle te reverrait un jour. Persuadée que tu finirais très vite au fond de la cave.

Je crois qu’elle était un peu jalouse.

 

Il est vrai, qu’entre nous, il y a des hauts et des bas. Des moments où tu restes sagement  entre le parapluie, mes baskets et les imper qui te recouvrent. Des moments où je m'égare à reprendre la voiture.

Tu le sais, mieux que quiconque, ces moments là sont faits d’improbables excuses.

« Quelle température aujourd’hui?  18° …fait trop froid !! Ha non, 19° ? fait trop chaud »

ou,

« Mon horoscope déconseille toute activité impliquant deux roues » 

ou encore,

 «Mon magnifique brushing ne supportera pas la pression du casque» .

A chaque excuse, je devine ton clin d’oeil complice au parapluie. J’imagine tes discussions avec les baskets et les impers. Vos plans secrets pour me ramener à vous.


Mais soyons sérieux, enfin autant que l’on puisse l’être lorsqu'on écrit une lettre à son vélo. Il y a tellement de bonnes raisons qui me ramènent à toi.

Quand je râle, de mon manque d’activité physique.

Quand je peste , car je mets un quart d’heure à trouver une place pour garer la voiture.

Quand je me sens coupable d’émettre du Co2.

Quand, prisonnière des embouteillages, la  fumée qui sort de mes narines me transforment en dragon. Un dragon au brushing impeccable certes, mais dragon quand même.

        

En pensant à tout ça, je mesure à quel point, avec toi, les mots qui forment  « mobilité douce » forment un si joli couple.

Que je nous prive trop souvent de sorties et d’aventures.

Je vais te faire une confidence : j’ai pu regretter parfois de préférer la voiture, mais jamais de t’avoir choisi, toi, pour un de nos parcours.

 

A toi pour toujours, cher vélo, et que tes roues nous portent.


Bénédicte

 
 
 

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